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Cela fait un an que le monde entier est arrêté à cause du COVID 19, un an que nos vies ont changé. Il y a un an, je n’aurais jamais pensé que la chose la plus convoitée en 2021 serait un vaccin pour un virus dont personne n’avait entendu parler. Qui aurait cru que Zoom ferait partie de ma vie quotidienne et que Netflix serait mon meilleur ami ?
Il y a un an, nous découvrions que l’objet le plus important dans nos maisons était le papier toilette. Les rayons des magasins ont été dévalisés en quelques jours. C’était la panique au PQ ! Que sont devenus les gens qui ont rempli leurs placards du précieux rouleau ? Regardent-ils les piles qui encombrent leurs étagères avec le soulagement de savoir que leurs délicats fessiers seront essuyés proprement pour les 10 prochaines années ?
L’année 2020 a été difficile et stressante. Des centaines de milliers de gens sont morts, des familles dessimées, des millions d’emplois ont disparus. Les grands-parents ne peuvent pas voir leurs petits-enfants, les profs ne peuvent pas voir leurs élèves et le monde s’isole, s’enferme de plus en plus. Une année de fin de monde, une année traumatisante pour le genre humain.
Il y a un an, je croyais vraiment que cette pandémie allait unifier les Humains de la planète bleue, que pour faire face à un ennemi commun, nous allions être solidaires et nous allions nous serrer les coudes, quel que soit notre pays, notre couleur, notre sexe ou notre religion. Tout ensemble contre le virus! On a pu voir en France ou aux USA des centaines de situations de solidarité et d’entraide qui faisaient chaud au coeur. Vous souvenez-vous quand les personnels médicaux étaient nos héros ? C’était avant qu’on les déteste pour nous empêcher de reprendre nos vies, avant que jour après jour, ils continuent de nous dire que nous n’en avons pas encore fini avec COVID.
Comme on ne peut plus sortir, on se tourne vers les réseaux sociaux et on se perd dans les méandres de l’Internet. On se retrouve avec ceux qui pensent comme nous, on se replie sur nos peurs et on se réconforte avec des amis inconnus qui nous ressemblent. L’autre, étranger, différent, devient un ennemi. Il peut tuer simplement en respirant près de nous sans que rien nous alerte. Nous n’avons aucun contrôle de ce qui se passe et le monde que l’on connait semble disparaitre. Alors on cherche un coupable, quelqu’un sur qui l’on peut porter notre colère. Ensuite, on est emporté dans un tourbillon de rumeurs, de mensonges et de rage. Tout le monde veut être entendu et tout le monde crie pour se faire entendre, mais personne n’écoute personne. Nous finissons par être frustrés et une telle frustration a conduit à des actes de violence comme ceux du 6 janvier au capitole.
Qu’allons-nous retenir de ces mois de galère ? Pas grand-chose, je suppose. Nous ne retenons jamais les leçons de l’Histoire. J’espère toutefois que si nous ne devions retenir qu’une chose, c’est que nous les Humains avec toute notre arrogance et notre mépris de la vie des autres, nous sommes bien fragiles sur notre petite planète dans un grand Univers.
Florence de Pont
In English please!
It’s been a year since the whole world stopped because of COVID 19, a year since our lives have changed. A year ago, I never would have thought that the most coveted thing in 2021 would be a vaccine for a virus that no one had heard of. Who would have thought that Zoom would be so part of my everyday life; and that Netflix would be my best friend?
A year ago, we discovered that the essential item in our homes was toilet paper. The shelves of stores were robbed in a few days. Panic at Costco! What happened to the people who filled their cupboards with the precious roll? Do they stare at the piles that clutter their shelves with the relief of knowing that their delicate buttocks will be wiped clean for the next ten years?
2020 has been a stressful and challenging year. Hundreds of thousands of people died, families desiccated, millions of jobs disappeared. Grandparents cannot see grandchildren; teachers cannot see their students, and the planet is isolating itself more and more. A year at the end of the world, a traumatic year for humankind.
A year ago, I believed that this pandemic would unify the Humans of the blue planet. To face a common enemy, we were going to stand together, and we were going to stick together, whatever our country, our color, our gender, or our religion. All together against the virus! In France and the USA, we have seen hundreds of situations of solidarity and mutual aid, which were heartwarming. Do you remember when the medical personnel was our heroes? That was before we hated them to keep us from getting on with our lives, before day after day, they keep telling us that we are not done with COVID yet.
As we can no longer go out, we turn to social networks, and we get lost in the twists and turns of the Internet. We find ourselves with those who think like us, we fall back on our fears, and we comfort ourselves with unknown friends who are like us. The other, stranger, different, becomes an enemy. He can kill just by breathing close to us without anything alerting us. We have no control over what’s going on; the world we know seems to disappear, so we look for a culprit, someone we can put our anger on. Then you get caught up in a whirlwind of rumors, lies, and rage. Everyone wants to be heard, and everyone is shouting to be heard, but no one is listening to anyone. We end up frustrated and such frustration has led to acts of violence like that of January 6 at the Capitol.
What are we going to remember from these months of hardship? Not much, I guess. We never learn from the lessons of History. However, I hope that if we remembered only one thing, it would be that we humans, with all our arrogance and contempt for others’ lives, are very fragile on our little planet in the grand Universe.
Florence de Pont


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