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Vous avez peut-être entendu parler du feuilleton « Emily in Paris » sur Netflix. Beaucoup de choses ont été dites dessus et en général ce n’est pas très bon. Les Français ont détesté la vision caricaturale de Paris et des Parisiens. Quand on est Français de France et pas de Paris, cela fait toujours rire de voir les Parisiens malmenés. Après tout, ils sont très souvent désagréables. Quand ils arrivent en « Province » ils ont l’impression qu’ils sont plus malins que tout le monde, qu’ils sont plus travailleurs que les « Provinciaux », surtout que les sudistes qui vivent dans le pays de leurs vacances. Autant dire qu’ayant grandi dans le sud de la France dans une zone touristique, j’en ai vu plus d’un qui se comportait de cette façon. Au passage, j’aimerais aussi ajouter que les Provinces n’existent plus en France depuis que nous n’avons plus de rois. Les Parisiens malgré la Révolution ont toujours un petit côté monarque à deux balles irritant. Quoi qu’il en soit, on peut se moquer d’eux, mais il y a des limites quand même !
Emily in Paris est une caricature molle de la France. Il y a de belles images de la ville ou du moins d’une partie de la ville, celle des touristes et des livres pour apprendre le français. Emily est une jeune Américaine qui remplace la directrice de sa compagnie dans un poste à Paris. L’histoire est assez fade et sans beaucoup d’intérêt si ce n’est de montrer Emily in Paris avec une nouvelle tenue vestimentaire toutes les 10 minutes. Vous trouverez des tas de gens plus qualifiés pour vous en parler, car je dois dire que je n’ai regardé que deux épisodes et je suis vite passée à autre chose. Pour faire simple et très français de France, pour moi : « Emily in Paris, c’est nul »
Les créateurs de la série ont répondu aux critiques en mettant en avant leur amour de la France et surtout de Paris. Comme quoi on peut être amoureux sans savoir aimer.
Il y a une autre chose qui m’a dérangé dans ce feuilleton; c’est l’image désastreuse qu’il montre des Américains-es. Emily est arrogante, imbue de sa personne et pense que tous les mâles Français veulent se glisser dans son lit. Elle pense aussi bien sûr qu’il n’y a que les Américains qui savent travailler. Elle est arrivée en France sans connaître un seul mot de français et sans montrer un minimum d’intérêt pour le pays et ses habitants. Malheureusement, c’est comme ça que beaucoup de monde sur cette planète et notamment en France perçoivent les Américains.
Cela m’énerve d’autant plus que je connais beaucoup d’Américains-es qui sont absolument à l’opposé de cette caricature. Ils sont curieux des autres et de leurs cultures. Ils sont généreux, ouverts, drôles, passionnants et nous avons tant de choses à apprendre les uns des autres.
Comme pour les Parisiens, les Américains, les Français et les gens partout sur la Planète, il y a toujours une part de vérité dans la caricature, mais elle déforme et exagère les traits de caractère et les défauts. Ensuite, on ne retient que cela et on reste coincés sur nos idées reçues.
Pourtant, on oublie tous le plus important. Quels que soient le pays, la région, le quartier, le village d’où l’on vient, on est tous pareils. On est laids, grands, petits, cons, malins, drôles, pathétiques, généreux, craintifs, beaux, au féminin ou au masculin, ou entre les deux ou en extra. De la même façon. La force des voyages est de nous apercevoir tels que nous sommes et parfois, de nous rencontrer. Toi, nous, vous, eux, elles et moi.
In English please!
You may have heard of the show “Emily in Paris” on Netflix. A lot has been said about it, and it’s not always good. The French hated the caricatured vision of Paris and the Parisians. When you are French from France and not from Paris, it always makes you laugh to see Parisians mistreated. After all, they are often unpleasant. When they arrive in the “Province,” they feel smarter than everyone else, that they are more hard-working than the “Provincials,” especially than the southerners who live where they go on vacation. In other words, having grown up in the south of France in a tourist area, I have seen more than one behaving this way. By the way, I would also like to add the Provinces no longer exist in France since we no longer have kings. Parisians, despite the Revolution, still have an irritating little monarch side. Either way, we can laugh at them, but there are limits!
Emily in Paris is a soft caricature of France. There are beautiful pictures of the city or at least part of the city, the one for tourists and books to learn French. Emily is a young American who replaces the director of her company in a position in Paris. The story is pretty bland and without much interest other than showing Emily in Paris with a new outfit every 10 minutes. You’ll find more qualified people to tell you about it because I have to say, I only watched two episodes and quickly moved on. To put it simply and very French from France, for me: “Emily in Paris C’est nul ! ( sucks)”
The creators of the series responded to criticism by highlighting their love for France and especially Paris, which goes to show we can be in love without knowing how to love.
Another thing that bothered me about this show; it’s the disastrous image it shows of Americans. Emily is arrogant, full of herself, and thinks all French males want to slip into her bed. She also believes, of course, Americans are the only ones who know how to work. She arrived in France without knowing a single word of French and without showing a minimum of interest in the country and its people. Unfortunately, this is how many people on this planet and especially in France, perceive the Americans.
This annoys me, particularly since I know many Americans who are absolutely the opposite of this caricature. They are curious about others and their cultures. They are generous, open, funny, exciting and we have so much to learn from each other.
As with Parisians, Americans, French, and people all over the planet, there is always an element of truth in caricature, but it distorts and exaggerates character traits and flaws. Then, we only remember that, and we get stuck on our received ideas. Yet we all forget the most important. No matter what country, region, neighborhood, or town you come from, we are all the same. We are ugly, big, small, idiots, intelligent, funny, pathetic, generous, fearful, beautiful in the feminine or the masculine form, or in between or in extra. The same way. The strength of traveling is to see ourselves as we are and sometimes to meet each other. You, us, them and me.
Florence de Pont


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