Happy Mother’s Day ~ Joyeuse Fête des Mères

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Today is a special day for all American mothers. It’s Mother’s Day! In France, it will be later in the month, the last Sunday in May. Once again, I have the advantage of being able to enjoy the American and the French day!

The history of Mother’s Day begins in ancient Greece. Each spring, the Greeks celebrated the goddess Cybele, guardian of knowledge and mother of the gods. Then there were different celebrations depending on the regions of the planet. The Early Christians are said to have worshiped the Virgin Mary to make pagan festivals their own, but then theological questions about the virginity of the Virgin complicated the celebrations.

Later in the 17th century, the British created Mother Sunday. There was a Mass in honor of the Virgin Mary, and the children gave gifts to their mothers. The mother thus became the symbol of gentleness, self-giving, sacrifice, and sorrow. She was still the mother of one God but had lost custody of the knowledge the Ancient Greeks had given her. I am not sure that the Mother and the Woman come out better of this deal.

In 1870 in the USA, Julia Ward Howe, a pacifist, feminist and abolitionist, author of Battle Hymn of the Republic (which I will discuss in another post), wrote “the Mother’s Day proclamation,” a call to encourage women to act for Peace. She then campaigned for a “Mother’s Peace Day,” which resulted in creating a Mother’s Day. This day was an opportunity to show their opposition to the war slaughtering their children on the battlefields. The mother that day rebelled and refused the sacrifice and the sorrow.

“We will not have great questions decided by irrelevant agencies, Our husbands will not come to us, reeking with carnage, for caresses and applause. Our sons shall not be taken from us to unlearn All that we have been able to teach them of charity, mercy and patience. We, the women of one country, will be too tender of those of another country To allow our sons to be trained to injure theirs.”

In France at the end of the 19th century, “populationist” associations worried about the low birth rate in France compared to that of imperialist Germany encouraged large families. It was after the war of 1870 and the annexation of Alsace and Lorraine (Eastern regions of France) by Germany. A deserving French family was to have twelve children. In 1906 in Artas in Isère ( French department by the Alps), two mothers received the “Haut Mérite maternel” prize because they each had nine children. Here the mother becomes a laying hen. We are moving further and further away from knowledge.

Back to the USA. Anna Jarvis campaigned for a day for Mothers and Families in honor of her mother. She campaigned vigorously with President Wilson, who in 1914 designated the second Sunday in May as Mother’s Day. When Anna Jarvis saw how this day of celebration that she wanted simple and within families became a commercial affair, she campaigned against it. Facing the millions of dollars that Mother’s Day brings in, Anna Jarvis was no match for it and lost this battle. Mother’s Day is no longer a family affair.

This Mother’s Day was brought to Europe by the US military during World War I to celebrate Mothers who lost their children in horrific trench combats. The Nations gave Women a special day once a year to make amends for the massacre of their children; one day for millions of deads and a bouquet for a lost son when Women only asked for peace. Mothers still hoped.

Finally, in France, Mother’s Day was instituted by Maréchal Pétain during the Second World War. The mothers were then placed on a pedestal and became, according to the words of the Maréchal, ” The inspirers of our Christian civilization.” This was the “Work, Patrie, Family” of the Vichy government. The mother was sacrificial, hardworking, modest, and respectful, and she made healthy and strong men for France, unlike the women from the Resistance, ingenious, courageous, and strong who no longer expected anything from anyone and fought for Peace themselves.

So here is a little History of Mother’s Day in the USA and France. Now you can choose the origin that suits you best. For my part, I take Julia Ward’s Mother’s Peace Day.


So for this special day, I would like to wish Happy Mother’s Peace Day to all Mothers, whatever their country, their religion, or the color of their skin who day after day give the gift of their strength and their weaknesses, their courage and their fears, their ingenuity and modesty, their knowledge and love for their children. And for those who don’t have children but who know very well what it is to be a woman, I thank them for sharing our struggles, sorrow, and our joys.

Peace and love, sisters!

Florence de Pont


En français s’il vous plait !

Aujourd’hui est un jour spécial pour toutes les mères américaines. C’est la fête des Mères ! En France, cela sera plus tard dans le mois, le dernier dimanche de mai. Encore une fois, j’ai l’avantage de pouvoir en profiter deux fois.

L’histoire de la fête mères commence durant la Grèce antique. Chaque printemps, les Grecs célébraient la déesse Cybèle, gardienne des savoirs et mère des dieux. Ensuite, il y a eu différentes célébrations selon les régions de la planète. Les Premiers chrétiens auraient vénéré la Vierge Marie pour s’approprier les fêtes païennes, mais ensuite les questions théologiques sur la virginité de la Vierge ont compliqué la fête.

Plus tard au 17e siècle, les Anglais créèrent le “Mother Sunday”. Il y avait une messe en l’honneur de la Vierge Marie et les enfants offraient des cadeaux à leurs mères. La mère devenait ainsi le symbole la douceur, du don de soi, du sacrifice et de la douleur. Elle était toujours la mère d’un Dieu unique, mais avait perdu la garde des savoirs que les Anciens Grecs lui avaient donnée. Je ne suis pas sûre que la mère et la Femme y aient gagné au change.

En 1870 aux USA, Julia Ward, une pacifiste, féministe et abolitionniste, auteur de Battle Hymn of the Republic (dont je parlerai dans un autre post) écrivit « The Mother’s day proclamation », un appel pour encourager les Femmes à agir pour la Paix. Elle fit campagne ensuite pour un « Mother’s Peace Day » qui entraina la création d’une journée pour les Mères. Cette journée était l’occasion de montrer leur opposition à la guerre qui massacrait leurs enfants sur les champs de bataille. La mère ce jour-là se rebellait et refusait le sacrifice et la douleur.

«Nous n’aurons pas de grandes questions décidées par des agences non pertinentes, nos maris ne viendront pas à nous, empestés de carnage, pour des caresses et des applaudissements. Nos fils ne nous seront pas enlevés pour désapprendre tout ce que nous avons pu leur enseigner de la charité, la miséricorde et la patience. Nous, les femmes d’un pays, serons trop tendres de celles d’un autre pays pour permettre à nos fils d’être formés pour blesser les leurs.

En France à la fin du 19e siècle, des associations « populationnistes » s’inquiétant de la faible natalité française par rapport à celle de l’Allemagne impérialiste encouragèrent les familles nombreuses. C’était après la guerre de 1870 et l’annexion de l’Alsace et la Lorraine par l’Allemagne. Une famille française méritante devait avoir douze enfants. En 1906 à Artas en Isère, deux mères ont reçu le prix du « Haut Mérite maternel » parce qu’elles ont eu neuf enfants chacune. Ici, la mère devient une poule pondeuse. On s’éloigne de plus en plus de la connaissance.

Retour aux USA. Anna Jarvis milita pour une journée pour les Mères et les Familles en l’honneur de sa mère. Elle fit une campagne énergique auprès du président Wilson qui en 1914 désigna le second dimanche de mai le jour de la fête des Mères. Quand Anna Jarvis vit comment cette journée de célébration qu’elle voulait simple et au sein des familles devint une affaire commerciale, elle milita contre cette fête. Devant les millions de dollars que rapporte la fête des Mères, Anna Jarvis ne faisait pas le poids et perdit cette bataille. La fête des Mères n’est plus une affaire de famille.

Cette fête des Mères fut importée en Europe par l’armée américaine pendant la Première Guerre mondiale pour célébrer les Mères qui avaient perdu leurs enfants dans les horribles combats des tranchées. Les Nations offrirent aux Femmes une fête un jour par an pour se faire pardonner le massacre de leurs enfants ; une journée pour des millions de morts et un bouquet de fleurs pour un fils perdu alors qu’elles demandaient seulement qu’on leur donnât la Paix. Les Mères espérèrent encore.

Enfin en France, la fête des Mères fut instituée par le Maréchal Pétain pendant la Seconde Guerre mondiale. Les mères furent alors placées sur un piédestal et devinrent selon les mots du maréchal  « Les inspiratrices de notre civilisation chrétienne. » C’était le Travail, famille Patrie du gouvernement de Vichy. La mère était sacrificielle, travailleuse, modeste, respectueuse et elle faisait des hommes sains et forts pour la France, contrairement à la Résistante, ingénieuse, courageuse et forte qui n’attendait plus rien de personne et se battait elle-même pour la Paix.

Voici donc une petite Histoire de la fête des Mères aux USA et en France. Vous pouvez aujourd’hui choisir l’origine qui vous convient le mieux. Pour ma part, je prendrais le Mother’s Peace Day de Julia Ward.

Ainsi pour cette journée spéciale, je voudrais souhaiter Bonne fête à toutes les Mères, quels que soient leur pays, leur religion ou la couleur de leur peau qui jour après jour font le don de leur force et de leurs faiblesses, de leur courage et de leurs peurs, de leur ingéniosité et de leur modestie, de leur connaissance et de leur amour à leurs enfants. Et pour celles qui n’ont pas d’enfant, mais qui savent très bien ce que c’est d’être une femme, je les remercie de partager nos luttes, nos douleurs et nos joies.

Peace and love, sisters!

Florence de Pont


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