Voyager avec COVID et le concombre masqué~ Travels with COVID and the masked cucumber

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Lorsque l’on part en vacances, on ne pense pas forcément aux souvenirs que l’on va rapporter. Un aimant pour le frigo, une assiette pour faire joli ou une boule à neige pour se souvenir de l’été à la plage ?  Le choix est difficile. Pour moi, cette année, c’est un test positif COVID-19.

Le test positif sert de pass sanitaire en France. Cela veut dire qu’après une quarantaine de 10 jours et sans symptômes, j’ai pu retourner insouciante et masquée comme le concombre parmi les humains. Sauf que le concombre masqué (référence émue à la bande dessinée de Mandrika) portait le masque sur les yeux et non sur le nez et la bouche. Alors, ne soyons pas concombre et portons le masque comme docteur Strange. Ah non, lui n’est pas masqué ! Pourtant, c’est un docteur et un super héros. Argh ! On ne sait plus à qui se fier. Bientôt, les gens iront se soigner chez le vétérinaire si ça continue. Comment ? C’est déjà le cas aux US ? Il y a des gens qui prennent du vermifuge pour chevaux pour ne pas attraper le COVID plutôt que de se faire vacciner ? Non, vraiment, il y a des fois où je me demande comment les Américains ont pu aller sur la Lune !

Toutes ces règles sur le port du masque deviennent de plus en plus déroutantes. Je pense que l’on y gagnerait tous si le port du masque était obligatoire partout tout le temps. Ça évite de se passer des maladies contagieuses, de devoir supporter les haleines douteuses et pour moi qui postillonne beaucoup de m’éviter des situations embarrassantes.

Le concombre masqué masqué

Une fois que j’ai fini ma quarantaine, j’ai commencé à sérieusement paniquer. Comment est-ce que j’allais rentrer chez moi ? Il me fallait un test négatif CPR et il serait impossible pour moi de l’avoir.

Vous savez comment cela se passe dans ces cas-là. En mode panique, ce n’est plus le cerveau intelligent qui contrôle les pensées, mais l’imagination. J’allais devoir attendre des semaines avant de pouvoir rentrer chez moi. Je ne pourrais pas voir Spouse, mes enfants, mes chiens, mes chats et éventuellement, je ne pourrais pas aller travailler. Avec un cerveau COVID, toute situation devient plus confuse et affolante. Le monde s’arrête de tourner. Il me fallait trouver une solution pour partir. Vite.

Pour rentrer aux USA avec mon résultat du test positif, il me fallait une note d’un médecin ou d’une infirmière pour certifier que je pouvais reprendre une vie presque normale. Pour moi, cela n’a pas été trop compliqué, car la sœur d’une amie étant infirmière, elle m’a écrit une lettre qui fut pour moi un sésame. Après que j’ai téléchargé sur le site de United Airlines mon pass et mon certificat de rétablissement, la compagnie a rejeté mes documents. Cela m’a fait monter un peu plus l’adrénaline, vous vous en doutez. Finalement, il ne m’a fallu que deux heures passées avec une personne de United pour valider mon certificat de rétablissement.  Ouf ! Je peux rentrer à la maison.

Quand j’y pense maintenant, ce n’était pas si terrible, surtout qu’en regardant les news ce mois-ci, avec le COVID qui continue de tuer des gens, les Talibans qui reprennent l’Afghanistan, les incendies qui ravagent les régions de sécheresse et les inondations dans les régions humides, et un autre ouragan qui se déchaine sur New Orléans alors que j’écris ces mots, je me dis que mon épisode COVID n’était pas bien méchant.

C’est marrant de voir que lorsque quelque chose ne tourne pas rond dans notre monde, on est tellement concentré sur notre nombril que l’on s’en ferait éclater les lombaires et les neurones à force de le regarder. On passe complètement à côté de ce qui est important. Alors que si on change de perspective et que l’on s’ouvre au Monde beaucoup de nos problèmes et douleurs changent d’intensité, ou du moins, reprennent leur juste place.

Florence de Pont

In English please!

When we go on vacation, we don’t necessarily think about the memories we are going to bring back. A fridge magnet, a pretty plate, or a snow globe to remember summer at the beach? The choice is difficult. For me, this year is a positive COVID test-19.


The positive test serves as a health pass in France. It means that after a quarantine of 10 days and without symptoms, I was able to return carefree and masked like “The masked cucumber” among humans. Except that the masked cucumber (moved reference to the Mandrika comic) wore the mask on the eyes and not the nose and mouth. So let’s not be cucumber and wear the mask like Doctor Strange. Oh no, he is not masked! Yet, he is a doctor and a superhero. Argh! We no longer know who to trust. Soon people will go to the vet for treatment if this continues. What? Really? Is this already the case in the US? Are there people who take horse dewormers to avoid getting COVID rather than getting vaccinated? There are times for sure when I wonder how Americans ever got to the moon!

All these mask-wearing rules are getting more and more confusing. I think we would all benefit from it if masks were mandatory everywhere all the time. It protects against contagious diseases, having to put up with doubtful breaths, and for me, who sputters a lot, avoid embarrassing situations.

The masked cucumber masked

After I finished my quarantine, I started to panic seriously. How was I going to get home? I needed a negative CPR test, and it would be impossible for me to have it.
You know how it works in these cases. In panic mode, it is no longer the intelligent brain that controls the thoughts but the imagination. I was going to have to wait weeks before I could get home. I couldn’t see Spouse, my kids, my dogs, my cats, and eventually, I couldn’t go to work. With a COVID brain, any situation becomes more confusing and maddening. The world stops spinning. I had to find a solution to leave. Quick.


To go back to the USA with my positive test result, I needed a doctor’s or nurse’s note to certify that I could resume an almost normal life. For me, it was not too complicated because a friend’s sister being a nurse, wrote me a letter that was a key to me. After I uploaded my pass and certificate of recovery to the United Airlines website, the company rejected my documents. It got me a bit more adrenaline pumping, you can imagine. In the end, it only took me two hours with someone from United to validate my certificate of recovery. Phew! I can go home.


Oh no! This is not possible ! What a world we live in!

Come to think of it now, it wasn’t that bad, especially looking at the news this month, with COVID continuing to kill people, the Taliban taking over Afghanistan, fires ravaging areas of drought and flooding in wet areas, and another hurricane lashing out over New Orleans as I write these words. I tell myself that my COVID episode was not that bad.


It’s funny how when something is wrong in our world, we are so focused on our navel that we will burst our lower back and neurons looking at it. We are completely missing out on what is important. Whereas, if we change our perspective and open up to the world, many of our problems and pains change in intensity, or at least take their rightful place.

Florence de Pont

Note : Nikita Madryka est mort le 13 juin 2021. J’avais découvert les aventures du concombre masqué dans le magazine PIF, il y a quelques – nombreuses- années de cela. C’est un univers onirique, fantastique et absurde comme je les aime.

Merci pour tous ces fous rires monsieur Madryka.

Note: Nikita Madryka died on June 13, 2021. I discovered the adventures of the masked cucumber in PIF magazine some – many – years ago. It’s a dreamlike world, fantastic and absurd as I like it.
Thank you for all the silly laughs, Mr. Madryka.


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