Vacances en France / Vacation in France

Ça y est ! C’est parti, mon kiki. On est à l’aéroport en train d’attendre notre avion. Cette expression « être en train de [faire quelque chose” peut être un peu déconcertante pour ceux qui ne sont pas de langue française.  Voici une simple explication. Donc, je suis à l’aéroport et je vais bien prendre un avion pour aller en France. « Être en train de » ne veut pas dire que l’on voyage en train ou que l’on va prendre le train.  Cela veut simplement dire que l’on est “dans le moment”. « Je suis en train d’attendre l’avion » signifie que j’attends mon avion à l’heure où j’écris ces mots. “Écrivais” pour être plus juste, car les vacances sont passées et terminées, mais je ne voudrais pas ajouter à la confusion en tentant d’avoir une rigueur chronologique.

Il y a toutes sortes d’expressions qui sont un peu sans queue ni tête et des façons de parler qui peuvent laisser perplexe dans les deux langues. Par exemple, en France, on est assis dans l’avion alors qu’aux US of A, lorsque l’on est dans l’avion, on dit que l’on est dessus. « I am on the plane. » Ce qui est assez déroutant pour moi, car chaque fois, je visualise une personne assisse sur l’avion. Un peu comme le petit monstre qui mangeait l’aile d’un avion dans un épisode de la série de la « Quatrième dimension » dont je suis surement la seule à me souvenir. Le fait est que nous étions à l’aéroport lorsque j’écrivais ce texte et que nous attendions de prendre l’avion.

L’aéroport était bondé et j’avais presque la nostalgie de l’époque où l’on voyageait avec COVID dont je vous avais parlé ici. Les lignes d’attente étaient courtes. Tout le monde respectait l’espace personnel de chacun et surtout le mien. C’est étrange de voir que certaines personnes en voyage perdent complètement leur savoir-vivre et fonctionnent dans un monde parallèle où l’autre est juste un obstacle entre eux et leurs vacances.

Cette année, Covid est toujours là, mais désormais, nous nous en moquons complètement. La plupart des gens ne portent pas de masques et plus personne n’oserait même en faire la réflexion. Au passage de la sécurité, il y a bien une affiche qui demande aux gens d’en porter un, mais la moitié des gens s’en moque et l’autre ne lit pas les panneaux de toute façon.  

Alors que je présentais mon passeport au service de sécurité, je remarquais une affiche qui demandait aux gens de ne pas « crier, agresser » les agents de la sécurité.  C’est le monde dans lequel nous vivons aujourd’hui. Après avoir passé deux années sans vraiment se déplacer ou devoir faire face à des humains, on a complètement oublié comment se comporter avec nos semblables. Nous avons passé tellement de temps avec nos chiens et nos chats que nous ne savons plus communiquer entre nous et nous ne comprenons plus les signes que nous envoient les autres. Comment se fait-il que la personne assît à la même table que moi ne ronronne pas en s’endormant ? Est-ce normal que celle de l’autre côté n’ait pas un jappement joyeux en voyant arriver son compagnon ? Qu’est-ce que cela veut dire quand on nous sourit ? Si on nous montre les dents, c’est qu’on n’est pas content, n’est-ce pas ? Il va falloir réapprendre les codes de savoir-vivre et vu le comportement des humains que j’ai croisé pendant mes vacances, «on n’est pas « sorti de l’auberge ».

Enfin, après un voyage qui devient de plus en plus long avec le nombre de mes années qui s’allonge un peu plus chaque été, je retrouve la France de mon enfance où j’ai passé plus de la moitié de ma vie. Chaque séjour apporte son lot de surprises, car je ne peux m’empêcher de comparer mes souvenirs, mes fantasmes et ce que je vis chaque été dans mon pays natal. Et bien sûr, je fais des comparaisons avec ce que je vis aux USA. Comment ne pas faire autrement quand on a un pied dans le pays d’où l’on vient et l’autre dans celui où l’on va ?

Cette fois-ci j’ai eu l’opportunité de comparer un peu les systèmes médicaux français et américain et je vais me faire un plaisir de vous raconter cet épisode dans mon prochain post. Je dois dire que l’expérience n’a pas été plaisante, mais écrire à un effet cathartique. Merci donc de participer involontairement à mon bien -être.

Florence de Pont

In English, please!

That’s it! Here we go! We are at the airport waiting for our plane. This expression “Être en train de” [to be in the process of doing something”] can be a little confusing for those who are not French-speaking. Here is a simple explanation. So, I’m at the airport, and I’m going to catch a plane to go to France. “Être en train de ” does not mean that one is traveling by train or taking the train. It simply means that one is “in the process of.” “Je suis en train d’attendre l’avion” means “I’m waiting for my plane as I write these words.” “Was writing,” to be fairer, as the holidays are done and over, but I wouldn’t want to add to the confusion by trying to have a chronological rigor.

All kinds of expressions are a bit meaningless and nonsensical in both languages. For example, you’re sitting IN the plane in France, whereas in the US of A, you’re ON the plane. This is quite confusing to me because I visualize a person sitting physically on the plane every time, like the little monster that ate the wing of an airplane in an episode of the “Twilight Zone” series I’m probably the only one who remembers. The thing is, we were at the airport when I was writing this text, and we were waiting to get on the plane.

The airport was crowded, and I was almost nostalgic for the days of traveling with COVID I told you about here. When the waiting lines were short, everyone respected everyone’s personal space and especially mine. It’s strange to see that some people on vacation completely lose their savoir-vivre and operate in a parallel world where the other is just an obstacle between them and their leisure.

This year, Covid is still here, but now we don’t care. Most people don’t wear masks, and no one would dare to say anything anymore. At security, there is a sign asking people to wear one, but half the people don’t care, and the other half don’t read the signs anyway.

As I presented my passport to security, I noticed a sign asking people not to “scream, assault” the security guards. This is the world we live in today. After spending two years without really moving around or facing humans, we have completely forgotten how to behave with our fellow human beings. We have spent so much time with our dogs and cats that we no longer know how to communicate with each other, and we no longer understand the signs sent to us by others. How come the person sitting at the same table as me isn’t purring while falling asleep? Is it normal that the one on the other side doesn’t give a happy yelp when she sees her companion coming? What does it mean when we are smiled at? If someone shows you some teeth, we are not happy, right? We will have to relearn the codes of good manners, and given the behavior of the humans I met during my vacation, “we are not out of the wood yet!”

Finally, after a trip that becomes longer and longer with the number of my years, which grows a little more each summer, I find the France of my childhood, where I spent more than half of my life. Each stay brings its share of surprises because I can’t help but compare my memories, fantasies, and what I experience every summer in my native country. And of course, I compare with what I live in the USA. Difficult to do otherwise when you have one foot in the country you come from and the other in the one you are going?

This time I had the opportunity to compare the French and American health systems a little, and I will be happy to tell you about this episode in my next post. I must say that the experience was not pleasant, but writing has a cathartic effect. So thank you for involuntarily participating in my well-being.

Florence de Pont


Discover more from Florence de Pont

Subscribe to get the latest posts sent to your email.



Leave a comment

Discover more from Florence de Pont

Subscribe now to keep reading and get access to the full archive.

Continue reading