Le baseball en Amérique~ Baseball in the US

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C’est le printemps et malgré l’ombre de COVID qui plane sur nos têtes, l’Amérique se prépare à l’événement de la saison : le baseball.

Une des choses qu’il est difficile à comprendre pour une Française telle que moi, c’est l’engouement des Américains pour le baseball.

Pour moi, le baseball était comme cette affiche du film “Le meilleur” avec Robert Redford qui trônait dans ma chambre d’étudiante. Il avait un sourire éblouissant, un charme élégant et des yeux à tomber par terre. Même si je ne connaissais ni la langue ni les règles du jeu, je pouvais le regarder pendant des heures sans me lasser une seule minute. Quel beau… sport !

Les années ont passé et “Le meilleur ” n’est plus sur mon mur. J’ai échangé ma passion pour ce sport américain pour un de mes Pyrénées natales. Oui, Spouse, tu es plus beau que Redford. Tu es le meilleur, enfin presque tous les jours.

Alors, quand je suis arrivée en Amérique, j’ai voulu regarder un match de baseball. Je me suis installée devant la télé et mon enthousiasme n’avait pas pris une ride, lui. Il y avait tout ce que je pouvais reconnaître. Les casquettes en bec de canard, les tee-shirts aux couleurs de l’équipe, les culottes de cheval, les chaussettes montantes, les battes des films de gangsters, les gants de Mickey Mouse, la foule en liesse, les codes secrets échangés entre les joueurs. Il y avait toute l’Amérique des films, mais il n’y avait pas de suspens, pas d’émotions, pas d’actions et surtout, il n’y avait pas Robert Redford.

C’est sûrement à cause de cela que je n’aime pas regarder ce sport. Je le trouve lent et long. Le lanceur debout sur un tas de terre lance la balle à son coéquipier habillé comme un gardien de but de hockey. Si celui-ci l’attrape, l’arbitre avec un masque de fer s’agite. Je suppose qu’il ne veut pas se prendre une balle dans la figure. Le gardien renvoie la balle au lanceur et puis on recommence. Échange de code secret. Concentration extrême du lanceur qui relance la balle. Puis, on recommence

Si le batteur renvoie la balle, il peut se passer deux choses. La première, il ne se passe rien et puis on recommence. La seconde, il y a trente secondes d’agitation dans les gradins. Le batteur court pour se jeter sur une base. Puis on recommence. C’est comme si un match de foot se jouait uniquement avec des tirs au but, ou un match de rugby avec des transformations. C’est tellement captivant que le public se lève pendant le jeu. Il va chercher à manger et à boire. Quand il revient à sa place, il n’a rien raté. Le jeu en est à la phase “puis on recommence”. Passionnant.

Pendant tous ces printemps où je voyais ces parents assis dans leurs chaises pliantes pour regarder leurs enfants pendant des matches interminables, je remerciais mes enfants de n’avoir jamais voulu jouer au baseball. Ils ont choisi de faire d’autres sports. Robert Redford soit loué.

On pourrait me reprocher de ne pas être allée voir un match au stade pour découvrir l’ambiance du sport. Je n’en ai jamais eu ni l’envie ni le courage. Il y a tant d’autres choses à faire et à voir en Amérique de plus intéressant !

“- Je ne comprends rien à ce sport, dis-je un jour à Spouse en parlant du baseball.
Il a haussé les épaules et il m’a dit:
– De toute façon, un sport où tu ne transpires pas pendant un match, ce n’est pas un sport.”
Mon Spouse, c’est le meilleur!

Florence de Pont

In English, please!

It’s springtime, and despite the shadow of COVID hanging over our heads, America is getting ready for the event of the season: baseball.

One of the hard things for a Frenchwoman like me to understand is the American infatuation with baseball.
To me, baseball was like “The Best,” a movie with Robert Redford. (In English, the name of the movie is “The Natural”) I used to have the movie poster sitting in my room when I was a student. He had a dazzling smile, elegant charm, and eyes to die for. Even though I didn’t know the language or the game rules, I could watch it for hours without getting bored for a single minute. What a handsome… sport!

The years have passed and “The best” is no longer on my wall. I forgot the passion for this American sport for one of my native Pyrenees. Yes, spouse, you are more handsome than Redford. You are the best, well almost every day.

So when I came to America, I wanted to watch a baseball game. I sat down in front of the TV, and my excitement had not a wrinkle, lucky him. There was everything I could recognize. Duck-billed caps, breeches, team-colored t-shirts, knee socks, gangster movie bats, Mickey Mouse gloves, the cheering crowd, the secret codes exchanged between players. There was all of America in movies, but there was no suspense, no emotions, no actions, and most importantly, no Robert Redford.

It’s probably because of that that I don’t particularly appreciate watching this sport. I find it slow and long. The pitcher standing on a pile of dirt throws the ball at his teammate dressed as a hockey goalie. If he catches it, the referee with an iron mask fidgets. I guess he doesn’t want to get hit by the ball. The goalie returns the ball to the pitcher, and then we start again. Secret code exchange. Extreme concentration of the pitcher throwing the ball. Then we start again

If the batter kicks the ball, two things can happen. The first, nothing happens, and then we start again. The second, there is thirty seconds of agitation in the stands. The batter runs to throw himself on a base. Then we start again. It’s as if a football game is played only with penalties or a rugby game only with conversion kicks. It’s so captivating that the audience gets up during the game. People go to get food and drinks. When they return to their seats, they haven’t missed a thing. The game is in the “then we start again” phase. Exciting.

During all those springs, when I saw these parents sitting in their folding chairs watching their kids through endless games, I silently thanked my kids for never wanting to play baseball. They chose to do other sports. Thank Robert Redford!

You could blame me for not seeing a match at the stadium to experience the sport’s ambiance. I never had the envy or courage to do it. There are so many more interesting things to do and see in America!

“- I don’t understand anything about the sport,” I said to Spouse one day, talking about baseball.
He shrugged and said:
– Anyhow, a sport where you don’t sweat during a game is not a sport. “

My Spouse is the best!

Florence de Pont


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