What is White Priviledge ~ Qu’est-ce que le privilège Blanc ?

Lire en français ci-après

After the trial of Police Officer Chauvin for the murder of George Floyd during his arrest, America must once again face its inherent racism. Will it be the trial that will finally change mentalities and society? It’s yet to be seen.

We cannot fully understand racism without talking about white privilege. The term first appeared in the 1980s with Peggy McIntosh and her thesis that white people enjoy an “invisible set of unearned benefits.” These benefits are at all levels of society. Whites, in general, do not feel privileged at all. They worked hard to get what they got; no one gave them anything; they struggled, paid dearly for everything they got. Only an elite of the rich and powerful enjoys privileges. It’s, of course, true. Life can be challenging and ruthless, no matter what is your skin color. It’s an endurance race where everyone should have their chance to win a prize. However, it does not work like that, and people of color in our Western societies start with an imposed delay which will always be difficult for them, if not impossible, to catch up.

Let me try to explain to you what this means.

When we moved to the lovely town of Sparta, New Jersey, we were super happy. The city was charming. We had found our ideal home on top of a hill among the trees. Next to it was a small lake with a beach where the kids could have fun in the summer. We were in heaven.
Our neighbors did not greet us with cookies, as we can see in the movies. We quickly discovered that among the people of the neighborhood, there were some imbeciles.

One day at the lake, I heard a father from a good family tell his kid “not to play with that one.” This one was my 6-year-old son. I ignored the imbecile, and we continued to enjoy the beach.

One night, the police came to my house because an imbecile accused my 12-year-old son of verbally assaulting her daughter (He had said a preteen joke with some friends). We politely listened to the police officer. When I realized that my son was the only one to receive his visit, it pissed me off. Then we ignored the incident. Imbeciles have no sense of humor.

Another day at the lake, a guard came to ask us to leave the beach because he said there were too many of us with our guests. We were stunned, and it was one of our neighbors who took our defense. We were upset and hurt, but we were already leaving, so we just went with the dignity of the queen of England and ignored all the imbeciles.

One time, I received an email insinuating that my children had damaged the beach and that the association in charge of the lake would put up surveillance cameras. I thought I’d respond to defend my kids and tell them that it would be their children that they were about to film vandalizing the place. But, I had enough experience to know that you can’t argue intelligently with imbeciles. I ignored the email and just wished I could see their discomfited faces when watching the videotapes.

Because the imbeciles were picking on our kids on the street, we told the Gottrotters to give them our names and addresses and send them to complain to us, their parents. You cannot argue with the imbeciles in the street, on the beach, or go to their homes and ask them for an explanation. This is their territory, and if the conversation gets heated, they’ll call the police. Who will believe the police in this kind of situation? The people they grew up with, playing football or baseball, going to the same high school, or strangers with their funny accent? It was way too risky for us. If you think immigrants are troublemakers, I hope this will change your mind. Immigrants avoid being noticed, don’t make problems, and patiently put up with all the imbeciles.

Our home, however, was our territory. Coming to us meant for them to become the aggressor and no longer the victim. We were ready to receive them, politely. Of course, none of them ever dared come knocking on our door to complain about our kids. If you wonder why immigrants stay in their neighborhood with people who are like them, I hope you now understand that it is more reassuring to be around people who do not judge you by your accent or culture.

Every country has its imbeciles, and it was when I became an immigrant, I realized that there was nothing that looked more like a French imbecile than an American imbecile. Our family has adopted the philosophy of ignoring the imbeciles. If they had a problem with us, it was their problem, not ours.


During all these years before the imbeciles get tired of their own game:
Have I been pissed off, disgusted, discouraged because the imbeciles have judged and labeled us without even trying to get to know us? Yes, very often.
Did I feel humiliated to see us treated like this, insulted by innuendos and complaints, torn at not being able to defend my children better than I did? Yes, regularly

Was I afraid the imbeciles would use one of their guns to hurt my children? No
Was I terrified that a police officer would shoot them?
No never.
And that, my dear friends, is white privilege.

Florence de Pont

En français, s’il vous plait!

Après le procès du policier Chauvin pour le meurtre de George Floyd lors de son arrestation, l’Amérique doit encore une fois faire face à son racisme intrinsèque. Est que ce sera le procès qui enfin changera les mentalités et la société ? C’est encore à voir.

Le racisme ne peut être complètement compris si l’on ne prend pas en compte le privilège blanc (white privilege). Ce terme est apparu dans les années 80 avec Peggy McIntosh et sa thèse selon laquelle les personnes blanches bénéficient d’un « ensemble invisible d’avantages non mérités ». C’est-à-dire des avantages à tous les niveaux de la société. Les Blancs en général ne se sentent absolument pas privilégiés. Ils ont travaillé dur pour obtenir ce qu’ils ont, personne ne leur a donné quoi que ce soit, ils ont galéré, payé cher pour tout ce qu’ils ont. Seule une élite de riches et puissants bénéficie de privilèges. C’est vrai bien sûr. La vie peut être difficile et sans pitié, quelle que soit sa couleur de peau. C’est une course d’endurance où chacun devrait avoir sa chance de remporter un prix. Pourtant, cela ne marche pas comme ça et les gens de couleurs dans nos sociétés occidentales démarrent avec un retard imposé qui leur sera toujours difficile, voire impossible de rattraper.

Laissez-moi essayer de vous expliquer ce que cela signifie.

Lorsque nous nous sommes installés dans la bonne ville de Sparta dans le New Jersey, nous étions super contents. La ville était absolument charmante. Nous avions trouvé notre maison idéale en haut d’une colline au milieu des arbres. À côté, il y avait un petit lac avec une plage où les enfants pouvaient s’amuser l’été. On était aux anges

Nos voisins ne nous ont pas accueillis avec des cookies comme on peut le voir dans les films. Nous avons rapidement découvert que parmi les gens du quartier, ils y avaient de sacrés imbéciles.

Un jour au lac, j’ai entendu un père de bonne famille dire à son gamin « de ne pas jouer avec celui-là ». Celui-là était mon fils de 6 ans. J’ai ignoré l’imbécile et on a continué de profiter de la plage.

Un soir, des policiers sont venus chez moi parce qu’une imbécile accusait mon fils, 12 ans, d’avoir agressé verbalement sa fille (Il avait dit une blague de niveau préado avec des copains). Nous avons écouté poliment le policier. Lorsque j’ai compris que mon fils était le seul à recevoir cette visite, cela  nous a énervés. Puis, on a ignoré l’incident. Les imbéciles n’ont aucun sens de l’humour.

Un autre jour au lac, un garde est venu nous demander de quitter la plage, car nous étions trop nombreux avec nos invités. Nous sommes restés abasourdis et c’est une de nos voisines qui a pris notre défense. On était furieux et vexés, mais on était déjà en train de partir alors on a juste fait une sortie digne de la reine d’Angleterre et on a ignoré tous les imbéciles.

Une autre fois, j’ai reçu un courriel où l’on insinuait que mes enfants avaient dégradé la plage et que l’association en charge du lac allait mettre des caméras de surveillance. J’ai pensé répondre pour défendre mes petits et leur dire que ce serait leurs propres enfants qu’ils filmeraient en train de vandaliser l’endroit. Mais, j’avais assez d’expérience pour savoir que l’on ne peut pas discuter intelligemment avec des imbéciles. J’ai ignoré le message et regrettais juste de ne pas voir leurs visages déconfits quand ils regarderaient les enregistrements vidéo.

Parce que les imbéciles s’en prenaient à nos gamins dans la rue, on a dit aux enfants de leur donner nos noms et adresse et de les envoyer se plaindre directement à nous, leurs parents. On ne peut pas s’en prendre aux imbéciles dans la rue, sur la plage du lac ou aller chez eux leur demander des explications. C’est leur territoire et si la conversation s’échauffe ils vont appeler la police. Qui vont croire les policiers dans ce genre de situation ? Les gens avec qui ils ont grandi, jouer au football ou au baseball, fréquenter le même lycée ou les étrangers avec leur drôle d’accent ? C’était beaucoup trop risqué pour nous. Si vous pensez que les immigrants sont des fauteurs de trouble, j’espère que cela vous fera changer d’avis. Les immigrants évitent de se faire remarquer, ne font pas de problèmes et supportent patiemment tous les imbéciles.

En revanche notre maison, c’était notre territoire. Venir chez nous voulait dire pour eux devenir l’agresseur et non plus la victime. Nous étions prêts à les recevoir, poliment. Bien sûr, aucun d’entre eux n’a jamais osé venir frapper à notre porte pour se plaindre de nos gamins. Si vous vous demandez pourquoi les immigrants restent dans leur quartier avec des gens qui leur ressemblent, j’espère que vous comprendrez maintenant que c’est plus rassurant d’être entouré de gens qui ne vous jugent pas sur votre accent où sur votre culture.

Chaque pays à ses imbéciles et c’est en devenant une immigrée que je me suis rendu compte qu’il n’y avait rien qui ressemblait plus à un imbécile Français qu’un imbécile Américain. Notre famille a adopté la philosophie d’ignorer les imbéciles. S’ils avaient un problème avec nous, c’était leur problème, pas le nôtre.

Pendant toutes ces années, avant que les imbéciles se lassent de leur propre jeu :

Est-ce que j’ai été énervée, dégoutée, découragée parce que des imbéciles nous ont jugés et catalogués sans même chercher à nous connaitre ? Oui, très souvent.

Est-ce que je me suis sentie humiliée de nous voir traités ainsi, insultée par les insinuations et les plaintes, déchirée de ne pouvoir défendre mes enfants mieux que je l’ai fait ? Oui, régulièrement

Est-ce que j’ai eu peur que les imbéciles utilisent une de leurs armes pour blesser mes enfants ?  Non

Est-ce que j’étais terrifiée à l’idée qu’un policier leur tire dessus ?

Non, Jamais.

Et ça, mes chers amis, c’est le privilège d’une personne blanche.

Florence de Pont


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2 responses to “What is White Priviledge ~ Qu’est-ce que le privilège Blanc ?”

  1. Waouh 😳! Quelle conclusion !!! L’illustration par l’exemple…. merci et bravo, chère FEG, pour ce nouveau post car ,forcément, il engage à la réflexion 🤔. Bonne semaine et à Lundi, au plaisir de vous retrouver 👋

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    1. Merci! Si cela peut engager des conversations, tant mieux! Nous ne sommes pas tous des imbéciles, n’est-ce pas ? Nous avons juste besoin de regarder les choses avec une autre perspective.:)

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