La Statue de la Liberté depuis le NJ~ The Statue of Liberty From the NJ side

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Pour continuer ma série sur la visite de la nouvelle statue de la Liberté aux USA, je vous fais profiter de mon expérience personnelle. Heureux lecteurs qui n’en demandaient pas tant !

Depuis que je vis aux USA, j’ai eu plus d’une fois l’occasion de visiter la statue de la Liberté et Ellis Island.  Surtout les premières années. Chaque personne qui venait nous voir pour des vacances américaines voulait voir LA statue et New York City ! Toutes deux sont les symboles des États-Unis et les héroïnes de beaucoup de films où elles représentent l’espoir, la liberté et parfois, elles sont au cœur d’une catastrophe. Pensez au désespoir de Charlton Heston quand il découvre la statue de la Liberté sur la plage à la fin du film « La planète des singes ». Remarquez au passage que ce film avait été inspiré par le livre du même titre écrit en 1963, par l’écrivain français Pierre Boulle. La France inspire et l’Amérique exalte.

Malgré les multiples visites, je ne me lasse pas des îles de Miss Liberty. Comme je vis dans le New Jersey, je prends le bateau à Liberty State Park face à Manhattan. J’évite ainsi les longues files d’attente – d’avant COVID. À peine sortie de la voiture, la vue est époustouflante. Une fois passée la sécurité digne d’une Première Dame, le bateau nous transporte d’abord jusqu’à Ellis Island où il faut descendre pour prendre ensuite une autre navette pour aller sur Liberty Island. Ce n’est pas très long, mais la vue sur Manhattan vaut largement le voyage.

New York City offre un paysage aussi impressionnant que s’il avait été créé par la Nature.  Quelle que soit la saison, la Skyline ne manque pas de faire son effet. Les plus hauts gratte-ciels se détachent sous un ciel lumineux presque transparent l’hiver quand la température tombe largement au-dessous zéro. Elles surgissent de la brume par un matin d’automne alors que les feuillages illuminent d’ocre leurs pieds le soir. La chaleur estivale écrase à peine leurs silhouettes dont les vitres reflètent la couleur du ciel. Aujourd’hui, la tour de la Liberté domine l’ensemble disparate de longues tours de verre et des buildings rétro aux toits de cuivre de Lower Manhattan. Sa flèche répond comme un écho au bras tendu de la Statue de la Liberté. Plus loin, les lignes s’affaissent un peu du côté de Greenwich Village pour s’élever à nouveau vers l’Empire State Building. Admirer ce paysage depuis le bateau, c’est un peu comme regarder un film dont on est le personnage principal. Ce n’est pas étonnant que cette ville ait inspiré tant d’artistes, de poètes et de doux rêveurs.

Depuis le pont d’un ferry, il est facile de se mettre un peu à la place de ces immigrants qui venaient de traverser l’Atlantique et découvraient cette ville unique. Quels étaient leurs espoirs, leurs peurs, leurs envies ? Être un immigrant n’est jamais facile, mais les premières heures que l’on passe sur ce nouveau territoire à la magie d’un premier rendez-vous. Il y a tellement de désir, de joie, d’appréhension, de doutes et d’anticipation. Le film se joue dans la tête et même s’il ne connait pas encore la fin, l’immigrant en est le héros, l’extraordinaire bouleverse l’ordinaire et tout devient possible.

17 ans après, la magie est tombée et les écrans de fumée laissent apparaitre la vie bien réelle et son quotidien bien banal. Ici ou là-bas, il y a le boulot, les enfants, la maison et les factures qui s’accumulent. Immigrants ou citoyens, la vie tourne de la même façon. Ce sont les hommes qui la rendent difficile, quand ils oublient l’Humain derrière les mots et les statisques. L’immigrant n’est plus vraiment de son ancien pays et jamais assez de son nouveau, les pieds dans deux mondes et la tête et le cœur au milieu, comme le nouveau colosse.

Florence de Pont

In English Please!

To continue my series on the visit of the new Statue of Liberty in the USA, I share with you my personal experience. Happy readers who did not ask for it!


Since living in the USA, I have had the opportunity to visit the Statue of Liberty and Ellis Island more than once.
Especially the early years. Everyone who came to see us on an American vacation wanted to know THE statue and New York City! Both are the symbols of the United States and the heroines of many films where they represent hope, freedom and are sometimes at the heart of a disaster. Think of Charlton Heston’s despair when he discovers the Statue of Liberty on the beach at the end of the “Planet of the Apes” movie. Note that this film was inspired by the book of the same title written in 1963 by French writer Pierre Boulle. France inspires and America exalts.

Despite the many visits, I never tire of the Miss Liberty Islands. As I live in New Jersey, I take the boat to Liberty State Park facing Manhattan. It helps to avoid the long lines – pre-COVID. As soon as you get out of the car, the view is breathtaking. Once we have passed the security worthy of a First Lady, the boat transports us first to Ellis Island, where we have to get off and then take another shuttle to Liberty Island. It’s not very long, but the view of Manhattan is well worth the trip.

New York City offers a landscape as awe-inspiring as if Nature had created it. Whatever the season, the Skyline is sure to make an impact. The tallest skyscrapers stand out against a bright, almost transparent sky in winter when the temperature drops well below freezing. They emerge from the mist on an autumn morning as the ocher foliage illuminates their feet at night. The summer heat barely crushes their silhouettes, whose windows reflect the color of the sky. Today, the Freedom Tower overlooks above the disparate array of tall glass towers and retro copper-roofed buildings of Lower Manhattan. Its arrow responds like an echo to the outstretched arm of the Statue of Liberty. Further on, the lines sag a little towards Greenwich Village and rise again towards the Empire State Building. Admiring this scenery from the boat, it’s like watching a movie in which you are the main character. No wonder this city has inspired so many artists, poets, and daydreamers.

From the deck of a ferry, it’s easy to put yourself in the shoes of those immigrants who had just crossed the Atlantic and discovered this unique city. What were their hopes, their fears, their desires? Being an immigrant is never easy, but the first few hours you spend in this new territory have the magic of a first date. There is so much desire, joy, dread, doubts, and anticipation. The film is played in the head. Even if he does not know the end yet, the immigrant is the hero; the extraordinary upsets the ordinary, and anything becomes possible.

Seventeen years later, the magic has fallen, and the smoke screens reveal authentic life and its very mundane daily life. Here or there, there is the job, the children, the house, and the bills that pile up. Immigrants or citizens, life turns out the same. It’s the men who make it difficult when they forget the Human behind the words and the statistics. The immigrants are no longer part of their old country and never enough of their new one, with their feet in two worlds and their head and heart in the middle, like the new colossus.

Florence de Pont


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2 responses to “La Statue de la Liberté depuis le NJ~ The Statue of Liberty From the NJ side”

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